Il y a  quelques mois, nous avons pu voir le mélange des histoires traditionnelles Disney et des nouvelles technologies numériques dans le très beau « Raiponce ». Maintenant, le retour vers le classicisme voulu par John Lasseter, s’étant déjà manifesté, d’une certaine manière, dans « La princesse et la grenouille », se montre en toute évidence avec « Winnie l’Ourson », suite idéale du premier long-métrage consacré au célèbre animal, sorti en 1977 (les autres films et séries télé ne sont pas pris en compte).

Nous retrouvons donc Winnie – toujours rongé par la faim – et ses amis, tous prêts pour de nouvelles aventures. En l’occurrence, il s’agit de trouver une nouvelle queue pour Bourriquet et de sauver Jean-Christophe, qui aurait été enlevé par un monstre terrifiant. Le scénario, assez simple, est en réalité une excuse pour jouer avec les conventions narratives, tout comme dans le film de 1977 (qui est d’ailleurs évoqué dans le générique du début) : le narrateur interagit avec les personnages, des phrases écrites deviennent une partie de l’univers diégétique, etcétéra. Le film est donc, en dépit de ses 63 minutes de durée, une expérience très riche pour les adultes (surtout les nostalgiques) ainsi que pour les enfants, mêlant sans faute intelligence et humour. Et puis il faut admettre qu’on ne voit pas tous les jours un générique de fin contenant la phrase : « Aucun animal en peluche n’a été blessé pendant le tournage »!

Nous signalons aussi que le film est précédé du court-métrage « La ballade de Nessie », qui raconte de manière très drôle et imprévisible l’histoire du célèbre monstre écossais…

Winnie l’Ourson

De Stephen J. Anderson, Don Hall, Steve Anderson

Avec les voix anglaises de Jim Cummings, John Cleese, Craig Ferguson

Distribution: Disney

Sortie le 13/04/11

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