Epic

Suite au décès de sa mère, Mary Katherine peine à rétablir le contact avec son savant fou de père. En effet, ce dernier est convaincu de l’existence d’une forme de vie intelligente miniature dans son propre jardin. L’héroïne désespère du manque d’attention que lui porte son paternel. Cependant, elle doit admettre son erreur quand elle se retrouve projeter contre sa volonté dans le monde « des hommes feuilles » petits êtres protecteurs de la nature.epic

L’idée d’une civilisation de petits êtres intelligents au fond de son jardin ne constitue pas vraiment une nouveauté dans les mondes littéraire et cinématographique. En effet, dès 1721, Jonathan Swift décrit dans Les voyages de Gulliver des petits personnages grand comme le pouce appelés liliputiens. Ces dernières années, ont paru plusieurs romans jeunesse mettant en scène des petits bonshommes dans le jardin des héros, qui par un procédé magique rétrécissent et découvrent ainsi leur existence. Je pense notamment au très joli Toby Lolness  en deux tomes de Timothée de Fombelle et à Arthur et les minimoys série de quatre livres publiés entre 2002 et 2005 par Luc Besson (et oui, il a aussi écrit des livres. Et réussis en plus !). Le domaine cinématographique n’est pas en reste ; on peut citer le chef d’œuvre Arrietty, le petit monde des chapardeurs. Luc Besson transpose d’ailleurs aussi ces propres livres en trois films qui connaîtront un succès certain. Le film Epic dont je traiterai aujourd’hui s’en inspire de façon très clair, tant le message et les personnages se ressemblent.

Mais laissons ici les préjugés et la mauvaise humeur, car le film Epic nous entraîne dans un monde fantastique, drôle et envoûtant. Il faudrait être sot pour ne pas se laissez un peu aller à rire et être émerveillé par la beauté de ce film. Certes l’originalité n’est pas de mise (l’histoire est même des plus convenues), mais l’envie qu’on mit les animateurs semble contagieuse et nous fait vite oublier tous ses petits défauts.Epic Movie

Le choix judicieux des musiques qui nous font parfois frissonner de plaisir ainsi qu’une animation précise et spectaculaire font de certaines scènes des moments d’anthologie. La découverte du royaume des hommes feuilles au milieu d’un étang constitue à mes yeux bien plus qu’une réussite, mais bien un instant de magie pure. L’utilisation de la 3D ne dérange pas outre mesure, même si on a un peu l’impression que le réalisateur a mis tous les effets dans les 5 premières minutes et qu’il aurait parfaitement pu se passer de la technologie 3D par la suite. (On sait bien que la 3D n’est pour l’instant qu’un argument commercial pour vendre plus cher une place de cinéma.)

Même si le casting importe moins pour un film d’animation, on peut néanmoins noter les présences de Colin Farrell dans le rôle de Ronin (l’équivalent du marine américain), de Christophe Waltz et de la divine Beyoncé Knowles jouant la reine Tara. Cette dernière prestation  touche au sublime tant la douceur et la simplicité émane de ce personnage.epic 3

Pour ceux qui aime les films d’animations divertissants et sans prise de tête, je vous enjoins à aller voir ce petit bijou drôle à souhait. Vous y retrouverez peut-être votre âme d’enfant l’espace d’une projection.epic2013

Réalisateur : Chris Wedge

Acteurs : Steven Tyler, Amanda Seyfried, Josh Hutcherson, etc…

Sortie en salle : 22 mai 2013

Distributeur : Fox Warner