Pacific rim

Dans un futur proche, des monstres gigantesques appelés « kaijus » venus tout droit d’une autre dimension envahissent la planète via une brèche située dans l’océan pacifique. L’humanité doit s’unir rapidement sous peine d’une extermination pure et simple. Fort heureusement, les nations du monde entier à commencer par les Etats-Unis lance un projet militaire d’une ampleur encore jamais vue. Il s’agit des « Jaegers », robots géants armés d’épées, de lances-missile et autres gadgets. Chaque machine est contrôlée par deux esprits humains, qui doivent s’occuper respectivement d’un hémisphère. Chaque équipe doit partager, en plus d’une bonne aptitude au combat, le « lien » sorte de connexion mystique qui ne va pas sans rappeler Avatar.

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La transition semble toute trouvée, car Pacific Rim constitue sans nul doute la claque cinématographique la plus monumentale depuis l’Avatar de James Cameron. Précisons qu’il s’agit d’une claque du point de vue technique et non pas narratif ou poétique. En effet, Pacific rim n’a d’autre objectif que de nous en mettre plein la vue durant les 2h20 que dure la film. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la nombreuse équipe constituée d’animateurs, graphistes, spécialistes en effets spéciaux en tout genre envoie la dose de pâté d’un bout à l’autre du film. L’abondance de scènes plus impressionnantes les unes que les autres pourrait d’ailleurs être l’objet d’une critique à adresser à la team de réalisation. En effet, on ressort de la salle avec la tête prête à exploser, car l’on a pas pu digérer les milliers d’images projetées. A aucun moment, le film ne ralentit pour laisser une respiration bienfaitrice dans l’histoire, ce qui rend sans doute le film quelque peu éprouvant.pacific-rim-110

La solution face à au nombre et à l’ampleur gargantuesque des effets spéciaux reste sans aucun doute la plus simple : mettre son cerveau sur off et profiter des belles images qui défilent devant ses yeux. De toute manière, l’intrigue importe assez peu et ne s’éloigne à aucun instant des sentiers balisés de la narration hollywoodienne. On assiste à une série de clichés à commencer par le héros blond, jeune et beau, l’intructeur noir sévère et qui souffre d’une maladie grave (je vous laisse deviner comment cela va se terminer), la jeune recrue asiatique dont l’utilité est toute relative et pour finir deux scientifiques absolument inconscients et dangereux. Malgré quelques autres stéréotypes bien sentis (le jaeger asiatique fait du kung fu tandis que le russe est tout pourri), on échappe presque miraculeusement à l’histoire d’amour bateau et à la légitimation de la guerre par les américains, ce qui rafraîchit pas mal. Le beau marine américain pose chastement son front sur celui de la jolie asiatique et on en reste là. De plus, le casting ne contient pour ainsi dire aucune tête d’affiche. Il y a donc bien des surprises. Alléluia !

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La qualité technique touche au sublime, la 3D ne donne pas mal à la tête et fonctionne même assez bien grâce notamment à la disproportion entre les petits humains et les géants kaijus. L’utilisation de plans d’ensemble, de plongées et contre-plongées montrent très bien l’énorme et magnifique travail réalisé par des centaines de petites fourmis afin de nous livrer une film d’une facture exceptionnelle. Il se dégage une impression de gigantisme : quand un jaeger frappe un kaiju, on sent bien la dizaine de tonnes du poing métallique s’écraser sur la face visqueuse du monstre. En revanche, bien malin celui qui pourra me dire où est passée la verve poétique de Guillermo del Toro qui s’est fait, sans doute, littéralement écrasé par la production ou l’ampleur du projet. En effet, on ne reconnaît pour ainsi dire jamais la patte géniale du réalisateur du Labyrinthe de Pan, même s’il rend hommage à de nombreuses oeuvres comme les films de Godzilla ou les mangas Evangelion.

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En bref, Pacific rim constitue un pur divertissement avec zéro prétention artistique. Le résultat est époustouflant, magnifique et son souffle épique restera dans votre esprit durant un moment. Un film à voir en salle, car je crains que le dvd ou la version téléchargée ne valent pas un copeck comparé à la baffe que vous recevrez au cinéma. Un des meilleurs blockbusters de ces dernières années !

 

Réalisateur : Guillermo del Toro

Acteurs : Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi, etc…

Distribution : Warner Bros

Sortie en salle : 17 juillet