« Beasts of the Southern Wild » : ce long titre cache la simple histoire de la petite Hushpuppy qui, dans les péripéties naturelles du Louisiana, se met à la recherche de sa mère.

C’est un plaisir de découvrir ce cinéma américain. Un cinéma qui – et voilà une certaine cyclicité de l’Histoire – se (re)détache des studios grâce au formidable Sundance Festival, grâce à la nouvelle technologie numérique (il faut le dire…), mais, surtout, grâce à la vision de certains jeunes cinéastes (comme Jeff Nichols) désireux d’explorer des endroits et des idées différents. Ainsi, Benh Zeitlin fait mouche avec son premier long-métrage .

Suivant la vague de Terrence Malick, grand maître inspirateur de ces jeunes, à travers la voix-off de la jeune protagoniste, Zeitlin nous plonge doucement dans un monde onirique suspendu entre un réalisme à la fois poétique et magique. Néanmoins, c’est bien ce côté « réaliste » qui fait que ce monde reste « tangible », appartenant au quotidien – du coin le plus caché du Louisiana (état où Zeitlin lui-même réside) – tout comme les personnages qui le peuplent. Un monde toujours dominé par la nature, hostile aux apports de l’homme, où les gens ne gagnent rien sauf, peut-être, une bouteille de brandy pour s’endormir, rêvant la gloire de l’anticonformisme obscurci par la société des moralismes…

Le personnage du père de Hushpuppy, Wink, joué par Dwight Henry, est tout à fait touchant.

 

 

Beasts of the Southern Wild

de Benh Zeitlin

avec Quvenzhane Wallis, Dwight Henry, Levy Easterly.

Ascot Elite

Sortie le 26/12/12