De : John Requa et Glenn Ficarra

Avec : Steve Carell, Julianne Moore, Ryan Gosling

Date de sortie : 14 septembre 2011

Distribution : Warner Bros.

 

Cal Weaver (Steve Carell) est un bon père de famille sans histoires jusqu’au jour où sa femme (Julianne Moore) lui demande le divorce et lui avoue avoir une aventure avec un collègue de bureau. Cal, complètement déboussolé et sombrant dans l’alcoolisme, va recevoir l’aide d’un jeune dragueur invétéré qui va lui apprendre à séduire les femmes.

L’un des points forts de ce film est sans aucun doute son casting. En effet, Steve Carell  est connu pour ses comédies gros budget comme 40 ans toujours puceau ou Max la menace et Julianne Moore, actrice géniale,  a été dernièrement à l’affiche de A single man et  Le silence des ombres (que je ne saurais trop vous conseiller). Il ne faudrait pas oublier Ryan Gosling interprète inoubiable dans Drive qui crève l’écran dans Crazy, Stupid, Love malgré l’inintérêt total du personnage qu’il a à interpréter.

Ce casting de choix ne tient malheureusement pas ses promesses, même si une certaine alchimie apparaît à l’écran, l’hétérogénéité de l’histoire fait resortir les faiblesses du scénario et nous empêche de plonger dans le monde du film. En bref, même si les acteurs font preuve de talent, la totale invraisemblance de leur personnage et des situations  auxquelles ils se trouvent confrontés ne permet pas d’apprécier pleinement le film.

D’un point de vue technique le film n’innove en rien. Il pourrait être l’archétype de la comédie holywoodienne : très bien réalisé, sans bavures, mais aussi sans la moindre originalité. Il faut quand même admettre que le film est parfois drôle, mais ces courts moments sont noyés dans un océan de scènes interminables.

Je souhaiterais souligner que le film propose un second degré bienvenu, qui allège quelque peu l’histoire. Pour résumer, si vous aller voir Crazy, Stupid, Love, vous passerez un moment sympathique que vous aurez aussitôt oublié tellement le film est lisse.