« The Light Thief » raconte l’histoire d’un électricien qui, dans un petit village au Kirghizistan, essaie d’amener la lumière électrique dans tous les foyers. Ainsi, son travail devient une mission d’ordre éthique car il s’agit finalement de diffuser la lumière de l’amour, de la loyauté, du bonheur et de la vie dans un pays en crise transitoire.

Pour nous, qui sommes de jeunes fils de la mondialisation, « The Light Thief » se révèle difficile à comprendre car il parle des résidus de L’Union Soviétique et des changements socio-économiques et politiques que tous les pays de l’URSS ont connu après la chute de l’Union (1991). Afin de comprendre un changement, il faut connaître une situation d’avant et une situation d’après : c’est là que le film devient complexe pour nous. Néanmoins, notre intérêt face à ce long-métrage est le fait qu’il représente allégoriquement notre « père » : l’agent de la mondialisation que l’on peut observer derrière la figure de l’électricien qui amène l’électricité où il y en n’avait pas avant. En étant ses fils, notre mission est similaire : maintenant, il s’agit d’amener Internet où il y en n’a pas.

« The Light Thief » nous rappelle un autre film, dont il est cousin, « Zhantai » (2000) de Jia Zhang-Ke qui illustre l’arrivée de la mondialisation, en Chine entre les années 1970 et 1990, par le point de vue d’un groupe de jeunes qui jouent le rôle d’agents indirects de cet incroyable phénomène global.

« Zhantai » et « The Light Thief » forment donc un dytique qui est à voir – en ordre chronologique, bien sûr.

« The Light Thief » (Svet-Ake)

de Aktan Abdykalykov

avec Aktan Abdykalykov, Taalaikan Abazova, Askat Sulaimanov, Asan Amanov.

Trigon Film

Sortie le 25/05/11