Paris, 1910. Une crue sans précédent frappe la Ville Lumière et ses alentours. Une grande partie de l’agglomération est sous les eaux et les habitants circulent sur des passerelles qu’ils ont eux-mêmes mis en place.

Au milieu de ce grand chambardement, Paris va découvrir une nouvelle menace: suite à une livraison houleuse au Jardin des plantes, Émile et Raoul (Gad Elmaleh) créent, par accident, un monstre. Ce dernier tient la ville en haleine, enchaînant les apparitions. Il est finalement recueilli par une chanteuse de cabaret, Lucille (Vanessa Paradis). Rebaptisé Francœur (M), le monstre s’avère posséder un incroyable talent musical.

Réalisé par Éric Bergeron (Gang de Requins) et produit par Luc Besson, Un monstre à Paris s’avère être l’une des réalisations françaises les plus chères de l’année avec un budget de plus de 20 millions d’euros. Les quelques célébrités y figurant y sont sûrement pour quelque chose: Gad Elmaleh, Vanessa Paradis, ainsi que Matthieu Chedid (alias M) jouent les rôles principaux dans ce film.

Mon premier réflexe en découvrant ce Paris modélisé « à la française » a été de le comparer avec le Paris de chez Pixar, celui de Ratatouille plus précisément. J’en avais gardé ce souvenir de ce Paris authentique, jouant avec tous ces petits détails qui rendent si reconnaissable la Ville Lumière. Les pavés, les allées à l’ombre des platanes, les petits bistrots. On arrivait presque à distinguer le parfum émanant de la boutique du boulanger. Malheureusement, dans cette version française, point de magie ni d’ambiance si particulière. La ville semble terne, sans relief et sans signes réellement distinctifs. Le manque de détails et de réalisme est flagrant. Paris est censée être sous les eaux, ce qui signifie des rues embourbées, sales, des avenues défoncées, un bazar dans la rue. Et bien non, la chaussée est, et reste, bien lisse et claire. Dommage.

L’intrigue est tout ce qu’il y a de plus classique en termes de films pour enfants: sympathique et divertissante, mais sans réels rebondissements. Pourtant, Un monstre à Paris renferme une originalité: la dimension musicale, incarnée par les interprétations de Vanessa Paradis et M, séduit, donnant une touche de légèreté pétillante à ce film pouvant paraître long pour les plus de 14 ans.

 

Un monstre à Paris

D’Éric Bergeron

Avec Gad Elmaleh, Vanessa Paradis et Mathieu Chedid

Distribution: EuropaCorp Distribution

Sortie le 12/10/11