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Dans la famille des genres sous représentés, je demande la « comédie romantico-zombiesque » ! Bon il faut dire qu’avant « Warm Bodies » peu de gens devaient se douter que de ce mélange improbable pouvait apparaître une histoire cohérente et réussie. Car autant ne pas passer par 4 chemins, le nouveau Jonathan Levine est un franc succès !

Tout commence avec « R », un zombie qui a la particularité d’être bel et bien conscient de ses actions, loin de l’image de sac à viande en putréfaction auquel nous sommes habitués depuis Romero, et même le « White Zombie » (1932) de Victor Halperin. En fait, il a toutes les caractéristiques d’un humain moyen. Le côté décédé en plus… Alors qu’il part à la recherche de cervelles fraîches avec ses comparses en décomposition, il croise le regard de Julie, une humaine survivante de l’apocalypse. Au lieu de se sentir submergé par le besoin urgent de pratiquer une trépanation sauvage sur la jeune femme, « R » tombe follement amoureux d’elle ! Et voilà qu’en une scène « Warm Bodies » casse tous les codes des film de zombie tant chérit par les puristes du genre. C’est aussi sur ce retournement que se construit le reste du film et son humour, tout en décalage. En donnant des attributs humains à ses morts-vivants, la nouvelle production de Jonathan Levine se permet quelques blagues de bon ton, comme quand Julie demande à  « R » pourquoi il n’a pas un lecteur mp3 à la place de sa collection de Vinyles, et lui de répondre d’un grognement sourd « …Meilleuuuur sooooon ». Dans l’ensemble c’est surtout une agréable impression d’inédit qui émerge et le sentiment de ne pas avoir affaire à une énième  comédie américaine lourdingue, aux traits d’humour qui sentent bon le re-sucé « d’ How I Met Your mother » ou « The Big Bang Theory ».

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Mais « Warm Bodies » c’est aussi un Nicholas Hoult qui crève étonnement l’écran. Ce n’est pas que l’on s’attendait à une mauvaise performance de sa part, mais on a pas vraiment l’habitude de pouvoir saluer la prouesse d’un acteur pour son rôle de mort-vivant ! Et pourtant, le jeune acteur convint autant dans ses regards vides que dans ses onomatopées zombiesque, qu’il transforme subtilement en un langage plus structuré au fur et à mesure de l’aventure. Le film est également servi par une excellente bande-son, balançant entre classiques Folk-Rock (Bob dylan, Scorpions, Bruce Springsteen, Guns N’ Roses…) et nouveautés indie-rock  (Bon Iver, The National, M83, Feist,…). Souvent juste, la musique se permet même d’être hilarante, quand, pour lancer une séance relooking un des personnages lance « Oh Pretty Woman »…

« Warm Bodies » accumule de part ça fraîcheur (légèrement putréfié tout de même…)  et son humour, un capital sympathie qui n’est pas donné à toutes les productions du genre. On savoura donc avec plaisir ce qui se présente comme la bonne surprise de ce début d’année.

 

« Warm Bodies »

De Jonathan Levine

Avec Nicholas Hoult, Teresa Palmer. Rob Corddry, Dave Franco, Analeigh Tipton, Cory Hardrict, John Malkovich

Distribution: Ascot Elite Entertainment Group

Sortie: mercredi 20 mars 2013