Passage de témoin

Dans le nouveau X-men, le réalisateur Bryan Singer nous livre un épisode de bonne facture qui voit les mutants affronter un ennemi d’un genre nouveau : le temps.

Le film s’ouvre sur un monde détruit par une terrible guerre entre les humains et les mutants. La caméra traverse un immeuble dans un mouvement aérien qui nous fait bien prendre conscience que le film est en 3D (c’est bien le seul moment où ça vaut la peine). Les robots sèment la terreur parmi les derniers survivants. Le docteur Xavier et Magnéto décident alors d’envoyer Wolverine (Hugh Jackmann) les rencontrer dans le passé (les années 70) afin d’empêcher la guerre d’éclater.

x-men Il suffit de recommencer.

Après le succès de X-men first class, les producteurs ont décidés de prolonger l’aventure. Avec un casting 5 étoiles (je sais bien que ça ne veut pas dire grand chose), la saga X-men est devenue une entreprise très lucrative. Quand l’on peut s’appuyer sur des noms aussi « bankable » que Hugh Jackmann, Michael Fassbender, Halle Berry ou Jennifer Lawrence, on comprend l’envie d’ajouter de nombreux opus à la série. Pour ce faire, il existe une possibilité infaillible : le voyage temporel et les réalités parallèles. Autant le dire tout de suite, le saut dans un autre espace-temps constitue un alibi à un reboot de la saga. On se moque bien des paradoxes temporels ; à tel point que la fin est absolument abracadabrante. Mais qu’importe… Il s’agit donc d’un passage de témoin, la transition entre la génération vieillissante de Ian McKellen et Patrick Stewart vers la nouvelle avec une figure de transition toute trouvée : Wolverine.

 Machine à fric.

Les super-héros se multiplient. On les rencontre dans les couloirs de la Maison d’Ailleurs, dans les publications toujours plus nombreuses de Comics, mais aussi (et surtout) sur nos écrans. On comprend cette expansion galopante quand l’on regarde les chiffres du box office. Sachant que les Avengers ont rassemblés plus de 1.4 milliard de bénéfice sur l’ensemble de la planète, on devine aisément les sommes mises en jeu pour les super-héros. La présence même du logo Marvel semble en effet être une garantie de succès, mais aussi d’une action débridée. Cet X-men Days of future past ne déroge pas à la règle. Vous aurez droit à des séquences carrément impressionnantes comme le déracinement d’un stade de baseball entier afin de venir encercler la Maison blanche (rien que ça). Les robots tueurs de mutants rappellant d’abord le robot protecteur de The day the earth stood still, mais aussi ceux de la saga Transformers, vont vous faire plaisir. En bref, vous serez impressionnées, mais cela vaut-il vraiment la peine de payer 17 francs pour de la poudre aux yeux ?

Pour résumer, il s’agit d’un divertissement réussi, qui marque sans doute un renouveau des X-men et la promesse de nombreuses suites (à condition que le film triomphe au box office). Et franchement rien que pour cela, on souhaite beaucoup de succès à nos chers mutants.